samedi 16 avril 2011

J'ai si peur de continuer le chemin seule. Le bonheur s'agrippe trop mal aux gens seuls. Et j'implore, oui, j'implore de voir surgir enfin l'amour. Ses lèvres rougies qui viendront bouffer mes lèvres. Je suis affamée, assoiffée de l'amour le plus parfait. Ne pas partir, non, ne pas partir sans avoir connu l'amour parfait.

Et j'attends, oui, j'attends. Que prenne le feu qui dévore le ventre. Il paraît que l'on rit, que l'on danse, que l'on pleure pour rien d'autre que le pur bonheur. Il paraît.

Est-ce toi, est-ce bien toi ? Tes pieds n'ont pas eu peur de fouler les braises jusqu'à moi cette fois. Alors l'état de grâce ressemble donc à ça ? Si le prix à payer est de mourir étouffé de chagrin. On s'en fout, ça vaut le coup, d'oser s'aimer, maintenant peut-être trop fort.
Mais d'y croire jusqu'au bout.

Cali.

vendredi 1 avril 2011

A quoi joues-tu ? Tu es censé être mon bourreau, ton rôle est de me faire souffrir. Depuis quand dois-tu me sourire, rire avec moi, me faire un signe de la main, au loin, en criant "bon week-end". Je me retourne, je suis seule. C'est pas prévu, relis ton scénario. Je ne suis rien pour toi, tu es tout pour moi. C'est comme ça. Point.
Nous ne serons jamais amis, encore moins amant.
Ou alors, c'est un plan diabolique, vicieux. J'aime croire que tu en es capable, juste quelques secondes... Au moins, nous aurions un lien. Mais même pas. Tu utilises seulement les bases de la politesse. Et moi je replonge, toujours plus bas.
Vous comprenez, quand vous lisez, mais c'est tellement insignifiant -puéril- que vous ne relevez plus. Et pourtant c'est la clé. C'est moi. Avec lui, c'est moi. Dans tous ces textes, c'est moi.
H. a raison. Je vais me battre. C'est la seule issue. Alors je vous le dis, je vais foncer dans un mur. Finies les phrases décousues, souvent sans verbe, avec bien trop de répétitions. Finies les sautes d'humeur inexpliquées que moi seule explique. J'aurai dû le faire il y a bien longtemps.

Prenez garde, je remonte à la surface!