mercredi 15 décembre 2010

Croire en l'éphémérité, se donner les moyens d'échouer, faire voler les barrières pour se prendre un mur. Avoir confiance en soi pour obtenir un égo aveugle ? C'est ça d'être gentil, on perd sa confiance de peur de casser la chaîne.
Tout est dit. Que répondre ?
Prends soin de toi.

mardi 7 décembre 2010

Aujourd'hui, c'est le jour où ma vie commence.
Aujourd'hui, je deviens un citoyen du monde.
Aujourd'hui, je deviens adulte.
Aujourd'hui, je deviens quelqu'un.
Juste quelqu'un autre que moi-même et mes parents.
Une personne, plus que mes notes.
Aujourd'hui, je deviens une personne du monde.
Au futur, à toutes les possibilités que la vie a à offrir.
A partir d'aujourd'hui.
Mon travail est de me montrer au monde.
Les yeux grands ouverts, et disposée, et prête.
Pourquoi ? je ne sais pas.
Pour rien, pour tout.
Pour affronter... la vie.
Pour accepter l'amour...
Pour prendre la responsabilité, et les choix.
Aujourd'hui, mes amis... nos vies commencent.
Et moi par exemple... Je suis impatiente.

I need to tell you something and i need you to not panic. I need you to keep breathing. I need you to stay alive because... I swear to God, I need you to stay alive, alright ?

lundi 6 décembre 2010


Un bus dans le brouillard. Noir. Les écouteurs ne tiennent pas. Les jambes à peine. Tu es là. Face à moi. On ne peut mieux se regarder, dévorer, détester, fixer. J'ai mal et je pleure. Tu vois. Tu ne fuis pas tu restes là. Et je pleure, et je pleure. Devant toi, je me mets à nue. Tu ne bouges pas. Tes yeux brillent d'incompréhension. Mon avenir se joue là. Je m'humilie, encore, pour toi. Tu ne me quittes pas. Je ne voulais pas. Je ne voulais pas. Le coeur s'accroche, et ça fait mal, très mal. Je ne devrais pas. Mais tu es là. Tes lèvres se crispent, tu tournes la tête. T'as raison, c'est moche à voir.

J'attendais ce soir. J'attendais ce regard. On s'est tout dit ; je t'ai tout dit.


17h46, une flamme s'éteint.

lundi 29 novembre 2010

TENIR LES FICELLES.

mercredi 24 novembre 2010

Heureux qui comme Ulysse.

On parlait souvent à deux voix sur le répondeur, chacun un mot, ou chacun une phrase, ou bien la même phrase en même temps tellement on était contents d'être ensemble, contents et fiers, deux imbéciles contents et fiers de leur bel amour, ah on va leur montrer, ah ils vont voir, ah on va leur balancer notre grand amour à la gueule, notre amour insolent et solaire, ce corps à deux têtes, cette âme à deux corps, ou bien il me chatouillait, il me faisait rire, ou bien on disait des bêtises...
Rien de Grave.

lundi 22 novembre 2010

Ponchaillou.

Tout envoyer en l'air. Gueuler un bon coup sans maîtriser les larmes. De toute façon, on n'maîtrise plus vraiment là. Se dire que jusqu'à maintenant, tout allait bien. Mais quelle conne. La maladie. La putain d'maladie. Elle ne peut pas. Pas là. Non. Plus tard. Le plus loin.
Ne rien dire. Surtout ne rien dire. Ca propagerait, ça... tuerait.
On ne joue plus dans la cour des sentiments.
C'est grave entendez-vous ? Comprenez-vous ?
Mon Dieu. Je vous en PRIE.

vendredi 19 novembre 2010

Madamellis

C'va passer.
Commencer à comprendre. Que rien n'est lié au hasard.


Prédestinée.

mardi 16 novembre 2010

Se prendre votre bonheur en plein figure.



On pourra dire que je ne suis pas tombée dans la marmite.

vendredi 12 novembre 2010

J'aimerai tant vous dire...
Vous crier, vous chanter que tout est fini.

Que tout est terminé, bouclé, ramassé, fermé, oublié, déchiré, jeté, ramassé, recollé, écrabouillé, envolé, raconté, pleuré, contrôlé, masqué, chuchoté, hurlé. Terminé, oui, bientôt.

mardi 9 novembre 2010

DES PAROLES EN L'AIR.

Deux ans tout rond, deux ans tout pile. Trois-cent soixante-cinq plus trois-cent soixante-cinq. A quelques minutes près. Je ne sais pas comment je m'en suis souvenue. Ca grouillait dans mon ventre, depuis ce matin. J'ai pensé à toi sans y penser. Retrouver les trois-mots fut si facile, trop facile.
T'aurais jamais dû. Me laisser croire. Me laisser plonger. T'aurais jamais dû.
Fermer le livre...

samedi 6 novembre 2010

Je ne veux pas d'un lunatique. Je le suis déjà bien assez. Je n'en peux plus de ces sourires suivis de regards qui m'ignorent, des longues conversation animées qui suivent de trop longs mois d'absence. Je vais craquer. Je vais m'en aller, si vous insistez.

vendredi 5 novembre 2010

Ne pas le pousser du haut de l'escalier. Il n'aurait pas assez mal.




Je veux que tu connaisses, que tu souffres et te plies de douleur. Je te veux du mal. En surface. Parce que j'ai la rage, vois-tu ? Je ne peux plus te laisser sacager ma vie. Ne lisez pas, je vous en supplie, arrêtez-vous là. Il n'y a rien à voir ici, hormis un texte qui se répète sous l'emprise de la tétanie. Cela ne vous concerne pas. Vous ne ferez que juger. Une fois de plus. Je sais ce que vous pensez. Je n'en pense pas moins. Mais vous n'avez pas à avoir d'avis là-dessus. C'est entre moi et lui. Enfin, entre moi et moi plutôt.


Tu me laisserais mourir dis ? Non, tu es trop bon. Je suis sûrement la première à te reprocher quelque chose.



HURLE MOI QUE JE NE SUIS RIEN POUR TOI.

vendredi 29 octobre 2010

Tu savais pourtant ce qui t'attendait en me quittant. Moi pas. J'ai tout fait pour que rien ne change, pour que la vie s'arrête pendant ton absence. Jusqu'à enlever ma montre. Mais, ce n'est pas humain, d'être enfermée dans une statue, de s'empêcher d'avancer. Alors j'ai recherché une montre, partout, en vain. Pris dans l'engrenage, les battements de mon coeur ralentissent. Je chuchote. J'ai perdu quelques années de ma vie. Déjà si courte. Jamais je n'aurai le temps.
Aimer - Partir
Je marche les yeux fermés. Corps vacillant, les mains s'accrochent, les pieds tatonnent. Pour la première fois, j'aperçois un futur. Sans vous. Ou avec. Mais pas que.

vendredi 22 octobre 2010

C'était la goutte d'eau.
Un poil de trop.
Pardonnez-moi.
Sentir que ça va déborder.
Goûter à une certaine satifsaction, après avoir osé.
BAM
La porte qui claque.
Courir, tenter d'attraper la Liberté.
Elle ne doit pas être bien loin.
Essouflée, je ralentis. Un sourire masque les yeux rouges, abîmés, fatigués.
Je fais face à la route. Je suis maître de mon destin, de ma vie.
Ennivrante idée.
Que c'est bon. Je ne rentrerai pas.
Les heures passent. Je n'ai rien sur le dos. Pas de quoi affronter l'hiver qui s'annonce. Mon souffle au creux des mains ne suffit pas à raviver leur couleur.
Ils ne me connaissent pas, et ne savent pas où me chercher. Je les comprends. Je leur en veux.
L'ombre d'une famille se dessine au loin. Mon courage s'effondre. Mon corps s'effondre.
Où suis-je ? Que m'arrive-t-il ? Il faut que je rentre.
La soupe était froide.
Ne plus oublier mon manteau.

samedi 16 octobre 2010




Se regarder dans un miroir sans sentir un poing qui se retient de briser le reflet.


Une once d'estime de soi. Jamais connue. Un jour. J'y crois.


Respirer profondément. Prendre le plus d'oxygène possible et se remettre dans la route, dans la vie. Se cacher, cacher la honte, cacher les sentiments.


S'enfuir sous une couette, dans une forêt. Et regarder le monde qui entoure, qui calme les angoisses, qui fait oublier, pendant quelques secondes, le vacarme qui gronde en moi.




Apartçatoutvabien.

vendredi 15 octobre 2010

Je passe ma vie à vous attendre.
En vain.
Je n'en peux plus. Ce soir, je décide une fois encore de vivre pour moi, rien que pour moi.
En vain.
Un jour, je vous surprendrai. Et tous ceux qui m'ont connue jusqu'alors présente, conciliante, colérique, jalouse, lunatique, de confiance seront surpris.
Un jour, je vivrai. Pour de vrai.
Un jour de plus. Un jour de moins.
A voir.

dimanche 10 octobre 2010


Tu dois aimer me voir souffrir. Je ne comprends pas, je ne vois pas pourquoi... Oui, tu veux seulement me faire du mal. La plus profonde des ignorances, pendant de si longs mois. Tu crois vraiment que je ne comprends pas ? Et te voilà, aussi distant que froid. I AM NOT A TOY !

Mon coeur est assez fissuré, il n'a pas demandé à s'éclater par terre. Je rage ce soir, et je me promets une fois encore que je ne revivrai jamais ça. Pas convaincue.

Je sais, que plus rien ne va pour toi, là-bas. Je sais aussi que tu ne sais pas combien je tiens à toi, combien j'ai mal pour toi. Laisse-moi seulement être là, à tes côtés. Tu as besoin de moi, tu t'en rendras compte, un jour, c'est sûr.

On n'avait pas prévu de se revoir aussi tard.

T'étais beau quand tu souriais. T'étais beau tout le temps. T'étais beau quand tu rougissais. T'étais beau en toutes circonstances. T'étais beau quand tu te trompais. T'étais beau quand tu t'entêtais. T'étais beau quand tu t'énervais. T'étais beau sans te mentir. T'étais beau quand tu buvais. T'étais beau quand tu marchais pas droit. T'étais beau quand tu dormais. T'étais beau mal réveillé.
Comme on était foutu, comme on était perdu.

jeudi 7 octobre 2010


Mes jambes me trahissent. Elles sont chargées de porter le lourd poids de mon existence et se rebellent, me confrontant à mon intime parcours. Elles ont leurs raisons. Elles savent. Quand ça ne passera pas. Quand ça vacillera. Chut.

Mes rêves me trahissent. Quand l'inconscient a carte blanche, tout refait surface. Du pire au meilleur. Du vrai au faux. Presque faux. Pas si faux.

Les codes me protègent. Le sourire et les yeux aussi. Quoique.

mercredi 29 septembre 2010

Avec l'autre, c'était si simple d'écrire. Il n'y avait rien à dire, et mon esprit était libre de rêver jours et nuits.
Avec toi, tout se complique. Tout n'est pas perdu. Presque. Mais pas complètement. Je suis ta marionnette et tu fais ce que tu veux de moi. Tentant n'est-ce pas ? Tu n'en profites pas, tu es quelqu'un de bien, quoique tu essaies de prouver.

vendredi 24 septembre 2010

I am lost without you.

mardi 21 septembre 2010

Demain, je viendrai ici pour crier que la vie est belle.

Mais aujourd'hui, mes jambes sont étendues sur le matelas, comme si elles n'appartenaient plus à ce corps fissuré. C'est reparti ? Non. Ne vous y attendez pas comme je m'y attends. Ce n'est pas à cause d'elle. C'est pour elle. Mon DIEU qu'elle me manque.
Et puis toi. Même pas rentré mais déjà reparti. Le Canada est décidément bien plus fort que moi. J'attends de lire la suite de mon histoire. Demain matin peut-être, oserai-je m'approcher de ce musicien...
Tout est décousu, ce soir encore.
Inspirer - Expirer - Inspirer - Expirer - /// - Merde, j'avais oublié ! - Inspirer - Expirer ...

vendredi 17 septembre 2010

Tu n'avais pas le droit. On ne fait pas ce que l'on veut dans la vie. Il y a des interdits. Tu n'avais pas le droit merde ! Comment as-tu pu...
Il ne fallait pas, ce soir d'hiver, me laisser ces si beaux, si durs, si profonds mots. On ne se connaissait pas, et tu m'as fait confiance. J'ai immédiatement su que tu étais quelqu'un d'exception ; je n'ai pu m'empêcher de me faire la promesse de te connaître heureuse. Je ne pouvais pas te laisser faire ça. Un jour, tu comprendras, et me remerciera. Un jour, tu seras heureuse et tu riras aux éclats. Pour de vrai, de vrai. Ce jour-là sera sûrement l'un des plus beaux de ma vie.
Au fond, c'est sûrement toi mon magnésium.

samedi 14 août 2010

Retrouver mes mots. De bons mots-thérapie qui font du bien là où ça fait mal. Des lettres qui rentrent de partout et qui soignent les plaies, caressent les bleus et font sourire. Il faut que j'écrive et que je lise. Jusqu'à plus soif. J'ai toujours soif. Soif d'être aimée et soif d'aimer. Soif de courir, pas essouflée. Soif de soleil et de temps gris. Soif de retour, soif de départ. Boire ton visage, et l'avaler. Effacé. Disparu.

mardi 3 août 2010

We knew water's battles less striking.

dimanche 25 juillet 2010


Il y a des personnes qui se sentent indignes d'être aimées. Elles ne prennent pas leur place et se font toutes petites, en essayant de n'ouvrir aucune brèche au passé.


[ Into the wild ]

mardi 20 juillet 2010


Il y a des jours où ta tête menace d'exploser, ça fait bong-bong et ça cogne contre les parois, tu sais plus trop où tu vas. Il y a des jours où tu n'es qu'une fourmillière que tu ne contrôles plus vraiment, tu la masques jusqu'à ce qu'on vienne creuser un peu dans toi, et à ce moment là, plus rien ne va, les fourmis hurlent à la mort et c'en est fini pour toi. Cherche pas, c'est là.
Je crois qu'il me manque de l'amour. J'ai jamais rien connu, jamais rien vécu. Un seul m'a aimée, terriblement, pour de vrai de vrai. Je viens de l'apprendre. Mon coeur n'a pu s'empêcher de faire un vacarme impossible. Jusqu'à ce qu'il précise que j'ai été l'amour de son enfance, qu'il ne m'oublierait jamais, mais huit années se sont écoulées, sans un mot. C'est vrai. Je sais.
Je n'ai donc rien vécu. Personne ne m'a prise dans ses bras, me murmurant du bonheur au creux de l'oreille. J'en aurai tant besoin.
Les autres amours que j'ai connues, fraternelles ou amicales me font mal aujourd'hui. Elles me glissent toutes entre les mains, s'enfuient sans moi je crois.

vendredi 9 juillet 2010

Tu m'as loupée.


Non, non, en première. Oui, S, finalement. Oui, je sais. C'était le mieux.
Ah, oui, mon code je l'ai c'est bon.
Et non, le cidre ne me fait plus briller les yeux.
Où je pars ? C'est mon tour, maintenant. Je m'en vais, je m'enfuis.
Il faut que je loupe un peu, moi aussi.

dimanche 4 juillet 2010

Amélie est partie. Parents, frères, amis, elle les plante tous là. Elle les a bien eus.
Le temps qu'ils comprennent, et elle sera déjà bien loin.
Ce n'est qu'une fois seule qu'elle comprendra.

Happiness only real when shared.

samedi 3 juillet 2010

Carte 12-25.

Ce n'est pas vrai. Ce n'est pas vrai. Ce n'est pas vrai. Ce n'est pas vrai. Ce n'est pas vrai. Ce n'est pas vrai. Pincez-moi. Ce n'est pas vrai.
Je refuse de profiter. On fait comme d'habitude. Je ne veux aucun souvenir. Personne n'est mort. Pas de deuil. Juste une place réservée, dans le bus, au self, en euro.
J'en perds mes mots.

mardi 15 juin 2010










WITHOUT YOU, I'M NOTHIN', I'M FALLIN'...


dimanche 13 juin 2010

Vaciller, puis céder à ce vacarme intérieur. Le coeur est tant occupé à faire un boucan épouvantable qu'il en oublie un corps, à faire tenir debout. C'est le bordel, en moi.


vendredi 11 juin 2010

I'm falling.

J'ai atterri là, je ne sais pas trop comment. Je dois avoir quelque chose à écrire. Je n'arrive pas à me réveiller, et je me suis cogné, dans le dos. Ca fait un peu mal. Mon ventre me fait souffrir lui aussi. Tant de choses en fait... J'écris n'importe quoi ce soir ? C'est mon vrai moi qui ressort, la carapace est brisée et ne contrôle plus les mots, les actions. Je suis perdue. Tu ne dois rien savoir. Rien de rien de rien. Parce que c'est rien, en vrai. Rien de rien de rien. J'ai mal au ventre. Je vais dormir. Enfin pas tout de suite, mais pas trop tard. Quand j'aurai fini. Fini quoi ? J'en sais rien. Pas ma vie en tout cas, y'a le temps. Ni ma mort, je ne l'ai pas commencée. Quand j'aurai fini d'écrire, voilà ce que je voulais dire. Je suis désolée. Ou plutôt excusez-moi, c'est plus poli. N'empêche qu'il faut avouer que "je suis désolée" vient plus naturellement. Et puis, quand on dit "excusez moi", on n'est pas forcément désolé, donc je trouve pas ça si génial... Le top du top du top, c'est de dire "excusez moi je suis désolée". Je vous le dis, ce soir, si vous lisez ça. C'est nul nul nul nul nul. Je suis épuisée. J'ai envie de relire, mais je n'ai pas la force. Je crois que je ne relirai jamais ce texte. Celle qui m'a éclaboussé, tout à l'heure, elle comprendra. Parce que même moi, en réalité, je ne comprends plus rien. A moins qu'il n'y ait jamais rien eu à comprendre. Ca doit être ça... Je pense que maintenant, plus personne ne lit, donc je peux dire n'importe quoi, tout ce qui me vient. Enfin je crois que je le faisais déjà avant non ? Mince, il ne faut pas poser des questions, on ne lit plus. Je ne vous en veux pas, moi non plus je ne lirai pas ! Ce n'est pas un texte à lire, mais alors pas du tout. C'est un texte à écrire. Un texthérapie quoi. Et si j'essayais de faire un article qui prend toute la page. Je me comprends. Oh non, il est tard. Il est même très exactement vingt-deux heures et quarante-et-une minutes. C'est beaucoup, quand on l'écrit en lettres. Je trouve ça beau les nombres en lettres. C'est ce que je voudrais, pouvoir mélanger les deux. Mais j'ai un choix à faire. Pour le vingt-deux juin. Même si je crois qu'il est fait. J'essaie de réfléchir, comme pour me rassurer, comme si je choisissais quelque chose, par envie. Je regrette déjà.

dimanche 6 juin 2010

samedi 29 mai 2010

Et puis au fond, je l'aime plutôt, cette vie d'adolescente... Ma chambre en désordre me plaît, ce soir, à peine éclairée par l'écran de mon ordinateur, qui devrait d'ailleurs être éteint. Il restait du sable de la dernière soirée dans mes chaussures, j'en ai maintenant plein les draps. J'écoute de la musique en permanence, le silence m'angoisse. Je redécouvre le piano, mes doigts ne se lassent d'affronter l'immaculé blanc des touches de la machine. Je crois que je suis heureuse, et il ne faut pas avoir peur de le dire, au contraire, je crois qu'il faut le hurler au monde entier.
En fait, ce soir, je dirai que je vais bien.

mardi 25 mai 2010

APRES UNE CENTAINE DE TENTATIVES, JE PEUX AFFIRMER QUE LA TRISTESSE NE S'ECRIT PAS SUR UN BLOG.


Parce que c 'est bien connu, trois-est-égal-à-deux-plus-un.



J'ai tout essayé.
Rien à dire.

lundi 10 mai 2010

Alors que nous baignons dans une illusion de contrôle, Lou a cru pouvoir tout arrêter. Comme ça, un soir, elle a fermé les yeux et est repartie d'un 20 mars. Ou même pas. Peu importe, au final, si on arrive là le 27 Septembre ou le 36 Brumaire. L'important est dans la suite des choses.
Elle a cru avoir tout râté, des mèches rebelles au talon d'Achille, et a espéré que ce n'était qu'un rêve. Ca ne l'était pas.

Je me suis réveillée. Le tic-tac rassurant d'une montre ébréchée battait sur la table de nuit. Il fait jour.

dimanche 25 avril 2010

IL Y A UN INSTANT, ENTRE LA QUINZIEME ET LA SEIZIEME GORGEE DE CHAMPAGNE, OU TOUT HOMME EST UN ARTISTOCRATE.







C'était la première fois qu'il m'appelait ainsi. Mon trouble prit racine dans mes rotules, remonta jusqu'aux cheveux et effectua ce trajet plusieurs fois. C'est dans la bouche des autres que certains mots prennent leur sens le plus fort. Surtout les prénoms. Ravie et confuse, je ne trouvai rien à dire.

jeudi 15 avril 2010

Un magicien rôde dans l'coin.

Il pleure son père, l'pauvre p'tit gars. L'est parti, j'sais bien. Mais pleurer, à ton âge. T'as mieux à faire mon grand.

Lucas s'arrête de pleurer, sèche ses larmes. Ou plutôt la narratrice sèche les larmes de Lucas. Elle en a assez, d'écrire sans arrêt les mêmes larmes. Elle ne les pleure même plus, mais ne peut s'empêcher de les conter. C'est même pas beau, en plus, ces perles d'eau qui coulent sur les joues. Ce n'est que du chagrin à l'état pur, je ne vois pas où elle peut trouver satisfaction à parler de ça. J'vais la réveiller moi, cette fille, et lui dire c'que j'en pense. Ca va oui ? On s'arrête là, on oublie, on continue, enfin d'abord, on s'arrête puis on continue. COMPRIS ?

Lucas rit aux éclats. Sa mère sourit, tout en retenue, mais avec grande tendresse. Elle ne l'avait pas vu aussi rayonnant depuis bien longtemps. Heureuse, elle remercie ce magicien, quelque part par là.

dimanche 4 avril 2010

UN JOUR, CA IRA.

Mais pour l'instant, jusqu'à maintenant ce n'est pas trop ça.
Le sevrage est plus long que prévu et d'honteuses larmes coulent encore.
Je ne te bouffe même pas des yeux, ça ne me suffit plus, je crois. J'ai besoin de plus, vois-tu, mon appétit grandit. Je veux t'entendre me parler, assister à ton sourire, celui qui te va si bien. Mes mots se perdent en toi, depuis toujours. Je ne pourrai écrire véritablement que dans une prochaine vie. J'ai eu beau chercher, je n'ai trouvé un moment de ma vie future où tu ne seras plus en moi.
FORGIVE ME FIRST LOVE.

vendredi 2 avril 2010


On n'empêche pas un sourd de signer.

Ne m'empêchez pas de jouer de la musique.

Ni de signer.

vendredi 26 mars 2010

Louise a mal à la gorge. Son corps la censure et l'empêche de gueuler ses revendications. Parce qu'elle a la rage, Louise. Elle dit que les larmes sont pour les faibles et n'aident en rien dans la détresse. Elle ne dit pas, cependant, que certains soirs, elle ravale quelques perles d'eau salée qui pointent dans le creux de ses yeux. On ne la prendrait plus au sérieux, si on la voyait pleurer, à en suffoquer. On ne prend pas ceux qui pleurent au sérieux, dans le monde de Louise.
Alors, elle se bat, chaque jour un peu plus, pour se faire entendre et respecter. Mais au fond, elle craint de ne pouvoir cacher ses émotions jours et nuits.
Elle a imaginé une boîte à larmes, un jour...

dimanche 7 février 2010


J'ai peur. J'ai affreusement, terriblement peur. Et on peut y rajouter tous les adjectifs du même genre. J'aime me sentir débordée pour ne pas, un jour, faire face à la solitude.


Il reste cinquante jours pour profiter, mais cette seule pensée me paralyse. Je ne peux plus entendre ta voix sans retenir mes larmes. J'apprends en cachette chaque chanson que tu adores. Je me sens enfermée, cloisonnée, dans ce lieu que je n'aime décidément plus. Je n'y vois plus aucun intérêt.


Ici ou ailleurs.
A défaut. Enfin...

samedi 30 janvier 2010

TRISTE "NON"


J'étais prête à tout pour y aller. Ma chambre aurait pu être incroyablement rangée, mes notes auraient pu frôler l'excellence. Vos désirs auraient été des ordres, j'acceptais jusqu'à devenir une bête de foire. J'aurai tout fait, oui, tout.

Et bien sûr j'aurai tout payé, je me serai tuée à la tâche pour récolter les précieux euros.

Mais le pouvoir parental peut tout détruire, il suffit d'un mot. Pas besoin d'explication, tout est dit.


Vous me forcez donc à passer au plan B.

samedi 23 janvier 2010

La marche de Paul

Il ne sait plus trop pourquoi il marche, mais sait que s'il s'arrête, ça n'ira pas. Alors il marche. Jours et nuits. Les yeux fermés parfois, parce que ça lui fait du bien. Et Paul aime ce qui fait du bien. Sous ses lourdes paupières se glissent chaque fois de vieilles images floues. Celles de l'autre temps, le visage de sa mère, la peau de sa soeur. Paul les savoure jusqu'à en perdre l'équilibre. Marcher les yeux fermés, dans une rue bondée peut s'avérer dangereux. Mais le danger, Paul aime ça. Et puis le monde aussi. Parce que le vide il a connu. Et Paul n'aime que ce qui fait du bien.

vendredi 22 janvier 2010

thérapécriture

J'aime mon taxi jaune miniature. Et ma prof d'anglais aussi. Le goût fraises tagada me fait chavirer tout autant que leur couleur. J'adule ma chambre en désordre, mes affiches collectionnées et mes timbres abandonnés. Les ciels rosés me font perdre la tête. J'aime terriblement les yeux de ma mère quand elle n'est pas tant que ça en colère. Et puis ceux de mon père quand il a une surprise pour moi. J'adore le chauffage de ma salle de bain, et celui de la chambre d'Océane. Mon coeur bat bien fort quand je marque un point en volley, au lycée. Je me retiens d'exploser quand Céline me propose un nouveau projet de musique. J'aime, j'aime, j'aime le regard de ceux qui aiment. Les classifications particulières me plaisent, comme le rangement de livres par couleur, ou de photos par nombre de personnes. Les gens farfelus, heureux ou fous m'impressionnent. Le bruit de mes Doc's dans la neige me donne un frisson de plaisir. L'accent anglais me fait sourire. Et ses mains...
Je crois que l'amour n'est pas si compliqué, au final.

dimanche 17 janvier 2010

CHANGER D'AIR

Je cherche un petit boulot. Mon CV est prêt, j'attends le 20 mars. Il me faut de l'argent pour partir, voyez-vous ? Même si le car n'est pas très cher, il me faut de quoi vivre là-bas. Je me ferai l'économie d'un billet de retour. Et puis le job que je trouverai m'occupera, m'empêchera de déprimer dans cette maison vide. Que du bon dans le travail, au final.
Avant de partir, je dois régler quelques histoires matérielles. Il me faut un polaroïd et un lecteur chargé des plus belles musiques du monde. Je ne choisirai pas de filière l'année prochaine, mais un pays. J'étouffe dans ce monde et mon seul traitement serait l'apprentissage d'une nouvelle langue dans un nouvel endroit.
Même si ce ne sont que des illusions, sachez que je le ferai. Un jour, encore plus fou qu'aujourd'hui, je quitterai tout. Bye Bye les matins pluvieux, les matins qui me bouffent la gorge. Adieu à mon seul amour, à ma pire souffrance.
Les cars démarrent chaque jour.

mardi 12 janvier 2010

Parlez-moi de lui. Je vous en supplie. Il n'est pas mort, il a seulement disparu. Mais il est là, quelque part, c'est sûr. L'oublier le tuera. Oui, parlons de lui maintenant.
J'ai fini de compter, alors sors de ta cachette. C'est bon, tu as gagné.
Ce n'était qu'un stupide jeu. On va recommencer à zéro. Ou à deux, comme ça on se sera déjà rencontrés. Un jour il sera trop tard. Quand moi aussi j'aurai disparu. Un jour où le "nous" sera tué.

RIEN DE GRAVE

Tu t'attendais à quoi ? je lui ai dit.
Tu crois que ça va être facile de me quitter ?
Tu crois que je vais te laisser faire comme ça ? J'ai lancé le cadre par terre, le verre s'est brisé mais comme ce n'était pas assez j'ai bondi du lit et j'ai déchiré la photo [...].
Il a eu l'air triste, plus de la photo déchirée que du fait de me quitter. [...]

Tu es mon magnésium.

Me diras-tu, un jour, qui tu es ? Juste pour savoir... Parce que tu as du culot, je trouve, de t'emparer de moi comme ça. Tu me manques. Tu manques à mon esprit. T'oublier m'a fait tant de mal que je ne retenterai plus. Oui, pour la première fois, j'y étais parvenue. Et ce n'est que maintenant que je comprends ce vide qui me détruisait jour après jour. Je refuse de t'oublier. TU.ES.TOUT. Ce n'est que pour toi que je vis. Tu le comprendras un jour. Quand quelqu'un nous est vital, s'en séparer devient extrêmement dangereux. Un jour, quelqu'un me prendra les mains plus délicatement que toi. Et ce jour là, enfin, je m'autoriserai à t'effacer de mes souvenirs. Mais pour l'instant, ton regard est ma seule source d'énergie. Laisse-moi vivre, je t'en supplie.
Oui, aimer c'est quelque chose, je sais. Mais quand on me dit que ce mot est unique et dangereux, qu'il ne s'emploie que très rarement, pour des situations incroyables, j'ai une envie de chialer. Putain, mais alors mettez un mot sur ce que je ressens pour ce gars que je ne connais pas ? Non, c'est sûr, je n'ai pas le droit de l'aimer.... Mais expliquez moi, qu'est-ce que c'est alors, que ce coeur qui bat, que ces larmes dans les yeux -mais aussi ces étoiles-. D'où vient l'inspiration de chaque mot que j'écris ? Pourquoi à chaque pas que je fais, je l'imagine à ma droite, sa main frôlant la mienne. Et ces absences, à votre avis ? Et mes envies de prendre le bus le plus tôt, le bus des collégiens... Je crois même que ma passion pour la musique lui est liée.
Mais je ne l'aime pas, c'est évident...

vendredi 8 janvier 2010

"Elle était là, immobile sur son lit, la petite phrase bien connue, trop connue : Je t'aime.
Trois mots maigres et pâles, si pâles. Les sept lettres ressortaient à peine sur la blancheur des draps. Il me sembla qu'elle nous souriait, la petite phrase. Il me sembla qu'elle nous parlait."
Ah ! oublier. Quel enfantillage ! Je vous sens jusque dans mes os. Votre silence me crie dans les oreilles. Vous pouvez vous clouer la bouche, vous pouvez vous couper la langue, est-ce que vous vous empêcherez d'exister ? Arrêterez-vous votre pensée ? Je l'entends, elle fait tic tac, comme un réveil, et je sais que vous entendez la mienne.

Comment Sartre a-t-il su que.. ?

dimanche 3 janvier 2010

Ecriture kilométrique



Cette une vraie thérapie, que de raconter sa vie. Mais ça n'aide pas toujours à se changer les idées. C'est décidé, j'ordonne à mon esprit d'inventer, de quitter ce quotidien platonique pour des rêves un peu plus fous. J'espère y arriver, et vous promettre des futurs articles complètement fictifs !


Monsieur Charles habite au bout de ma rue. Juste à côté du square où j'ai usé mes pantalons, il y a quelques années. Personne ne sait s'il s'appelle Charles, où si ce n'est que son nom de famille, mais personne ne veut savoir. Monsieur Charles reste Monsieur Charles.
Jusqu'à la semaine dernière, pas une seule fois je n'avais entendu parler d'une femme, d'enfants. On le qualifiait tendrement de vieux solitaire ; il ne paraissait pas en souffrir.
Je n'hiberne pas, j'essaie de vivre. Et tous ces moments précieux passés avec vous me fatiguent, si vous saviez. Alors après un chouette après-midi, il me faut quelques jours pour récupérer. Quelques jours sans manger parce que le bonheur m'a bouché l'estomac, quelques jours sans sourire, vraiment, je veux dire. Si vous me voyiez... J'en ai honte.
Et ce soir, veille de la rentrée, j'ai peur. Peur de devoir aller au lycée chaque jour, sans hibernations. Peur de me rendre compte chaque matin qu'il n'est pas là. Et d'hésiter une fraction de seconde à courir dans l'établissement d'en face, lui dire qu'il est ma vie. Peur de m'avouer que la dernière fois que mes yeux ont pétillé, c'est quand j'ai vu qu'il ne sortait plus avec cette fille. Mais j'ai toujours cette raison, qui me cloue aux chaises jaunes du foyer jaune. Je hais le jaune.
Vous n'imaginez même pas combien de fois j'ai rêvé que je redoublais. Je dois être malade. Très malade même. Mon adolescence se résume à son visage.
Je n'oublie pas.
Je ne me suis jamais imaginée à sa place, jusqu'à hier. Être l'être désiré. On essaie de chasser de son esprit la souffrance de l'autre.
Pardonne-moi, je t'en supplie.