dimanche 25 juillet 2010


Il y a des personnes qui se sentent indignes d'être aimées. Elles ne prennent pas leur place et se font toutes petites, en essayant de n'ouvrir aucune brèche au passé.


[ Into the wild ]

mardi 20 juillet 2010


Il y a des jours où ta tête menace d'exploser, ça fait bong-bong et ça cogne contre les parois, tu sais plus trop où tu vas. Il y a des jours où tu n'es qu'une fourmillière que tu ne contrôles plus vraiment, tu la masques jusqu'à ce qu'on vienne creuser un peu dans toi, et à ce moment là, plus rien ne va, les fourmis hurlent à la mort et c'en est fini pour toi. Cherche pas, c'est là.
Je crois qu'il me manque de l'amour. J'ai jamais rien connu, jamais rien vécu. Un seul m'a aimée, terriblement, pour de vrai de vrai. Je viens de l'apprendre. Mon coeur n'a pu s'empêcher de faire un vacarme impossible. Jusqu'à ce qu'il précise que j'ai été l'amour de son enfance, qu'il ne m'oublierait jamais, mais huit années se sont écoulées, sans un mot. C'est vrai. Je sais.
Je n'ai donc rien vécu. Personne ne m'a prise dans ses bras, me murmurant du bonheur au creux de l'oreille. J'en aurai tant besoin.
Les autres amours que j'ai connues, fraternelles ou amicales me font mal aujourd'hui. Elles me glissent toutes entre les mains, s'enfuient sans moi je crois.

vendredi 9 juillet 2010

Tu m'as loupée.


Non, non, en première. Oui, S, finalement. Oui, je sais. C'était le mieux.
Ah, oui, mon code je l'ai c'est bon.
Et non, le cidre ne me fait plus briller les yeux.
Où je pars ? C'est mon tour, maintenant. Je m'en vais, je m'enfuis.
Il faut que je loupe un peu, moi aussi.

dimanche 4 juillet 2010

Amélie est partie. Parents, frères, amis, elle les plante tous là. Elle les a bien eus.
Le temps qu'ils comprennent, et elle sera déjà bien loin.
Ce n'est qu'une fois seule qu'elle comprendra.

Happiness only real when shared.

samedi 3 juillet 2010

Carte 12-25.

Ce n'est pas vrai. Ce n'est pas vrai. Ce n'est pas vrai. Ce n'est pas vrai. Ce n'est pas vrai. Ce n'est pas vrai. Pincez-moi. Ce n'est pas vrai.
Je refuse de profiter. On fait comme d'habitude. Je ne veux aucun souvenir. Personne n'est mort. Pas de deuil. Juste une place réservée, dans le bus, au self, en euro.
J'en perds mes mots.