Heureusement que je vais bien. Parce que je m'en prends pas mal. Même mon écriture ne plaît pas, alors je ne vois pas ce que je peux faire de plus. Attendre. Au final, je reviens à ma position de départ. Attendre. Attendre quoi en fait ?
J'ai tenté, on ne pourra pas me le reprocher.
dimanche 29 avril 2012
dimanche 1 avril 2012
Avancer, avancer, avancer sans s'arrêter. Faut vivre. Point.
On n'est pas là pour se torturer.
Il fait beau et j'achète des robes multicolores. J'écris, je lis et je croque du soleil. Il me tarde de faire des feux de camp, sur la plage. J’emmènerai la guitare "qui craint pas", celle qu'on ne peut pas accorder, et qui garde du sable en souvenir, après chaque soirée... Je dormirai en tente, j'me réveillerai trempée, parce que "merde, on n'avait pas fermé toutes les doublures!". Et puis je serai bien. Avec un sac de couchage mouillé, une guitare pleine de sable, pas de solution pour rentrer. Oui, je serai bien.
Parce que ça y est, j'ai 18 ans. J'ai envie de chanter, danser, murmurer. J'ai envie d'aimer, prier, voyager. Mais j'anticipe plus. Je rêve, certes, mais je dois être dans mon temps. Je ne dois pas refouler tout ambition, car je ne laisse plus de place à l'angoisse. J'ai 18 ans, et une vie devant moi.
D'ailleurs, elle s'annonce bien.
vendredi 2 mars 2012

Bref, merci.
J'ai compris, que ça ne sera pas avec toi. Mais t'imagines même pas le chemin que j'ai parcouru. C'est con, tu me plaisais bien. Je suis pourtant la première à savoir que ça ne suffit pas.
Alors voilà, je suis lancée. Pas de défi, pas de liste. Juste un peu de confiance. Suffisamment pour ne pas m'effondrer à chaque déception, persévérer et y croire. Rien qu'un peu.
Même si c'est pas aujourd'hui. Même si c'est pas demain.
mercredi 22 février 2012

N'oublie pas que ton coeur bat. C'est pas donné à tout le monde, et c'est pas illimité. Alors je fonce, je ne me reconnais pas. Ya pas de temps à perdre. C'est parti. Ça fait peur. Mais faut bien commencer un jour. Alors j'y vais, j'écoute mon coeur battre. Il va se planter plusieurs fois, j'vais le croire brisé, et irréparable. Puis y'aura le bon. Pour un temps.
En fait, j'en sais rien. Et c'est mieux comme ça.
mercredi 30 novembre 2011

Se détacher de son nombril qui fait mal, lever la tête et respirer. Respirer à travers les autres, leurs différences, leurs passions, leurs singularités. Parce que quand je fais des papiers cadeaux, j'apprends des nouveaux signes avec Jean-Pierre, je prends des nouvelles de la belle-mère d'Yveline qui ne va pas très bien, je me fais réprimander par Jeannette qui me dit "Ma fille, faut faire des replis sinon c'est pas joli !"... Et la vie continue. Et c'est trop bon.
PS : La photo me manque ! On s'y remet ?
dimanche 9 octobre 2011
Ma grand-mère souriait encore plus avec mon grand-père, et moi, je souriais à leurs côtés, en dévorant les cerises du jardin.

Et merde. J'suis si seule que ça? C'est trop con je sais. Mais en ce moment tout est source de larmes. Alors que vous viviez votre jeunesse à fond, un oreiller s'imbibait d'eau salée. Au moins, ça a le mérite d'être clair. Ça forge, comme on dit. Je sais que c'est mon défaut, mais je crois trop en l'espèce humaine. C'est bien au fond, car il fallait bien que toutes ces illusions s'effondrent un jour ou l'autre. Je rage, j'ai envie de tout faire péter. Mais j'peux pas. FAUT PAS. C'est pas normal. Tu ne dois pas.
Faut pleurer à un enterrement, mais faut pas pleurer sans raison. Moi faut croire que j'ai choisi de pleurer tout le temps. Je ne pense pas publier cette écriture kilométrique, qui pourrait faire polémique. Quoique. Qui lira ça? Qui comprendra? T'es seule Clara, n'oublie pas. J'pensais pas que c'était si facile de faire du mal aux gens. Il suffit d'un mot au final. Waw. J'aurai pas pensé.
Hier soir, avant de sécher mes larmes, j'ai séché celles d'une autre. Qui a mal, elle-aussi. On se ressemble plus que ce que je n'aurai cru. Comme je comprends maintenant. Tout ce qui nous entoure est si vulnérable. En trois jours, une vie peut disjoncter, comme ça. Au fond il n'y a plus que toi. Moi. Être pensant. P'tet même que tout ce qui m'entoure n'est que fruit de mon imagination. Ah mais non, un philosophe -j'sais plus qui- a démontré le contraire. Soit.
J'écris plus, je dors plus, je fais des listes. Ta vie ne peut pas être parfaite, putain!, me crie sans cesse la voix. Mais j'arrive pas à me raisonner. C'est comme ça. Quand ça va pas, j'fais une liste, et d'un coup tout s'apaise. Comme si j'effleurai la perfection du bout des doigts. Mon texte, si c'en est un, part dans tous les sens. Faut croire qu'il reflète bien ce qui se passe dans mon bide en ce moment. C'est le bordel.
J'veux retrouver le sourire de ma grand-mère. Rendez-le moi. Maintenant.
Comment voulez-vous que je continue ? Que j'avance ? J'peux même pas reculer tellement je suis figée sur place.
Et merde.
samedi 27 août 2011
Vous savez quoi ? J'ai coché toutes les cases. Oui, j'ai rempli mes objectifs. Ce soir, j'ai pu jeter une liste toute griffonnée à la poubelle. Si c'est pas beau ?
Si vous me connaissez, vous comprendrez. Comme ça a changé. Comme ça va. De mieux en mieux.
Fallait dire plus tôt qu'il suffisait de ranger une chambre pour que, dans la tête aussi, tout se mette en ordre.
Je vous laisse, j'ai un train à prendre. Cette fois, il ne partira pas sans moi.
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