mardi 22 février 2011

Où comment remettre en cause six années de sa vie.

Si je t'oublie, je peux faire une croix sur mon inspiration, et un bon bout de moi.
En fait, tu n'es pas venu m'habiter pour me faire souffrir. Je croyais ressentir quelque chose pour toi, et, habituellement, ces sensations sont associées à l'amour. Le mot qui fait peur, qu'on ne doit pas prononcer en présence de témoins. Faut qu'il soit justifié, exposé, vérifié. Faut qu'il procure du bonheur, mais qu'il entraîne un minimum de souffrance, sinon ça marche pas. J'avais tous les symptômes. J'ai pas cherché plus loin.
J'avais rien compris. T'es pas là pour ça. T'es comme Denis pour Isy. T'es comme ma maladie. Inconnu(e) et pour la vie. J'veux plus que tu partes.

vendredi 11 février 2011

Il faut étayer un peu, l'oubli, ça ne se commande pas, ça se travaille. Souvent, on passe par la haine, mais la fin peut être plus joyeuse. Seulement, il ne faut pas s'empêcher de vivre, et travailler sa souffrance pour la transcender d'une manière positive.
Merci.
H.

mardi 8 février 2011

Et ce jour où tu nous appelles, avec cette toute petite voix.
Le médecin a dit que tu n'en avais plus pour longtemps.
Tu te sens condamnée, et tu te dis que c'est la vie, mais tu tenais à nous prévenir...
En fait, il parlait de ton mal de dos, parce que tu venais de tomber, mais c'était bénin, ça allait passer.
Ce jour, où j'ai eu tellement peur.

Aujourd'hui, tu n'en as -vraiment- plus pour longtemps.
Et tu ne nous as rien dit.
J'attends ton appel.

Un verre de Coca.

Les sirènes au loin. Ça doit être pour moi, vu les yeux rougis de la mère, le regard inquiet du père. J'voulais les rassurer, leur dire que ça va. C'est pas nouveau, je suis fragile comme fille. Mais là j'y arrive pas, y'a plus rien qui fonctionne. J'ai chaud, chaud, chaud, je ne sens même pas le carrelage froid. Le vacarme de l'alarme s'intensifie, ils arrivent. Dignes d'une série, ils auscultent, piquent, mesurent, branchent. J'voulais leur dire de partir, de s'en aller de chez moi. Si seulement j'en avais eu la force... Ils ont l'habitude, c'est la routine, alors ils parlent de leurs enfants, rigolent. J'crois même que la jeune elle aime bien l'interne. Allez-vous en.
C'est pas avec un verre de Coca que vous ferez passer ça.

dimanche 6 février 2011


Ah parce qu'en vrai, ma vie a commencé ? Personne n'aurait pu me prévenir ? Juste pour m'éviter de bousiller seize années de mon existence...