mercredi 30 novembre 2011


Se détacher de son nombril qui fait mal, lever la tête et respirer. Respirer à travers les autres, leurs différences, leurs passions, leurs singularités. Parce que quand je fais des papiers cadeaux, j'apprends des nouveaux signes avec Jean-Pierre, je prends des nouvelles de la belle-mère d'Yveline qui ne va pas très bien, je me fais réprimander par Jeannette qui me dit "Ma fille, faut faire des replis sinon c'est pas joli !"... Et la vie continue. Et c'est trop bon.

PS : La photo me manque ! On s'y remet ?


dimanche 9 octobre 2011

Ma grand-mère souriait encore plus avec mon grand-père, et moi, je souriais à leurs côtés, en dévorant les cerises du jardin.



Et merde. J'suis si seule que ça? C'est trop con je sais. Mais en ce moment tout est source de larmes. Alors que vous viviez votre jeunesse à fond, un oreiller s'imbibait d'eau salée. Au moins, ça a le mérite d'être clair. Ça forge, comme on dit. Je sais que c'est mon défaut, mais je crois trop en l'espèce humaine. C'est bien au fond, car il fallait bien que toutes ces illusions s'effondrent un jour ou l'autre. Je rage, j'ai envie de tout faire péter. Mais j'peux pas. FAUT PAS. C'est pas normal. Tu ne dois pas.
Faut pleurer à un enterrement, mais faut pas pleurer sans raison. Moi faut croire que j'ai choisi de pleurer tout le temps. Je ne pense pas publier cette écriture kilométrique, qui pourrait faire polémique. Quoique. Qui lira ça? Qui comprendra? T'es seule Clara, n'oublie pas. J'pensais pas que c'était si facile de faire du mal aux gens. Il suffit d'un mot au final. Waw. J'aurai pas pensé.
Hier soir, avant de sécher mes larmes, j'ai séché celles d'une autre. Qui a mal, elle-aussi. On se ressemble plus que ce que je n'aurai cru. Comme je comprends maintenant. Tout ce qui nous entoure est si vulnérable. En trois jours, une vie peut disjoncter, comme ça. Au fond il n'y a plus que toi. Moi. Être pensant. P'tet même que tout ce qui m'entoure n'est que fruit de mon imagination. Ah mais non, un philosophe -j'sais plus qui- a démontré le contraire. Soit.
J'écris plus, je dors plus, je fais des listes. Ta vie ne peut pas être parfaite, putain!, me crie sans cesse la voix. Mais j'arrive pas à me raisonner. C'est comme ça. Quand ça va pas, j'fais une liste, et d'un coup tout s'apaise. Comme si j'effleurai la perfection du bout des doigts. Mon texte, si c'en est un, part dans tous les sens. Faut croire qu'il reflète bien ce qui se passe dans mon bide en ce moment. C'est le bordel.
J'veux retrouver le sourire de ma grand-mère. Rendez-le moi. Maintenant.
Comment voulez-vous que je continue ? Que j'avance ? J'peux même pas reculer tellement je suis figée sur place.
Et merde.

samedi 27 août 2011


Vous savez quoi ? J'ai coché toutes les cases. Oui, j'ai rempli mes objectifs. Ce soir, j'ai pu jeter une liste toute griffonnée à la poubelle. Si c'est pas beau ?
Si vous me connaissez, vous comprendrez. Comme ça a changé. Comme ça va. De mieux en mieux.
Fallait dire plus tôt qu'il suffisait de ranger une chambre pour que, dans la tête aussi, tout se mette en ordre.
Je vous laisse, j'ai un train à prendre. Cette fois, il ne partira pas sans moi.


jeudi 25 août 2011


Quand l'art sauve.







samedi 20 août 2011

La délicatesse.

"François pensa : si elle commande un déca, je me lève et je m'en vais. C'est la boisson la moins conviviale qui soit. Un thé, ce n'est guère mieux. On sent qu'on va passer des dimanches après-midi à regarder la télévision. Ou pire : chez les beaux-parents. Finalement, il se dit qu'un jus, ça serait bien. Oui, un jus, c'est sympathique. C'est convivial et pas trop agressif. On sent la fille douce et équilibrée. Mais quel jus ? Mieux vaut esquiver les grands classiques : évitons la pomme ou l'orange, trop vu. Il faut être un tout petit peu original sans être toutefois excentrique. La papaye ou la goyave, ça fait peur. Le jus d'abricot, c'est parfait. Si elle choisit ça, je l'épouse...
- Je vais prendre un jus... Un jus d'abricot, je crois, répondit Nathalie.
Il la regarda comme si elle était une effraction de la réalité."

lundi 15 août 2011

mardi 19 juillet 2011


Blablablablabla, c'est chouette l'été. Les fourmis, je les noie avec de l'eau de mer, ou de l'eau de pluie, ça dépend des jours.

JE VAIS BIEN.
MAIS VOUS ?


lundi 4 juillet 2011

Dorer au soleil, enlever ma montre, aller aux nocturnes, désactiver mon réveil, me baigner parce que vraiment il fait trop chaud, apprendre à dessiner, aller à des expos, jouer du piano, dormir jusqu'à midi, mettre des sandales, m'essayer à l'art épistolaire, prendre le temps, marcher pieds-nus, courir à cause d'une guêpe, sentir le citron, faire des vides-greniers, vider mon grenier, porter des robes à fleurs, boire un verre en terrasse, ne plus aller sur Toutatice, mettre du vernis à ongles, écrire des lettres, composer, remplir des carnets, faire tourner des vinyles, envoyer des mails colorés, ne pas savoir quelle heure il est -et ne pas vouloir le savoir-, planter des herbes aromatiques, boire du thé à la vanille, faire des gaufres, les rater, aller courir, arroser le potager en fin de journée, faire des descentes en vélo, passer une soirée autour d'un feu de camp, avec la mer pour horizon, étendre les maillots de bain en rentrant de la plage, écouter la radio, découper des photos dans des magasines, manger des croissants chauds, lire le journal, penser à la rentrée, sentir la crème solaire, avoir des invités, rester bloqué à cause de la pluie, jouer au loup et à cache-cache, se tartiner d'après-soleil, rire, servir des verrines, faire des rencontres, garder des enfants, râler parce que ma lampe de poche n'a plus de pile, comme d'habitude, et moi j'vois rien, là, planter une tente, penser à l'année dernière, jouer au tennis, re-rire, sourire, être heureuse.

Aimer les listes presque autant que les vacances d'été.

vendredi 24 juin 2011

vendredi-sourire, samedi-silence, mercredi-râté

Vous me noyez là.
Depuis que j'ai quatre ans, on me dit que je réfléchis trop. Mais y'a des fois, j'peux pas m'en empêcher. Pesez vos mots, un peu. Détournez les yeux. Comme vous saviez si bien faire avant.
J'en veux pas, de ces compliments attendus depuis tant d'années. C'est trop tard. C'est trop peu.
Oui, oui, je continue l'année prochaine. A souffrir, pourquoi pas, mais je continue. Tant qu'à se noyer, autant le faire bien.
You say you're looking for someone, never weak, but always strong.

lundi 30 mai 2011

Do you know what it is to be a lover? To be half of a whole?

J'vous dirai pas. Comme c'est bon. Comme ça n'a rien à voir. J'vous dirai pas.
Un jour, j'vous surprendrai. Vraiment. Et si ce n'est pas avec lui, ça s'ra avec un autre.
Mais j'vous surprendrai.

"Tu dois prendre confiance en toi. C'est bien ce que tu fais. J'les aime bien, moi, tes impros. Change rien."

Mieux que les oreillers mouillés, et les mouchoirs jetés avec rage. Mieux que les quarante-cinq minutes mensuelles dans le confortable -mais usé- fauteuil vert, qui contient plus de secrets que quiconque. Mieux que les pilules bleues et blanches, qui calment les fourmis et autres petits désagréments à raison de trois fois par jour. Mieux que les blousent blanches, qui piquent encore. Mieux que les résultats prêts à partir de 17h30. Mieux que les articles bidons (haha) postés comme un cri de détresse (re-haha) sur un blog abandonné.
Toi.
T'existes pas, je sais. Mais y'en a un qui te ressemble pas mal. Alors j'ai décidé de faire sa connaissance. Pour voir. S'il n'aurait pas ce que tu n'as jamais su m'offrir.

"C'pas juste. Y'en a qui sont vraiment bons dans tout ce qu'ils entreprennent."

"Maintenant, vous parlez avec les yeux s'il-vous-plaît. Ou mieux. Avec votre musique."

vendredi 6 mai 2011

àpartçatoutvabien?

Le point d'exclamation, dans l'titre, il veut tout dire !
J'sais plus exactement à quelle occasion j'ai créé ce blog. Mais ça devait aller.
Parce que ces mots-tout-collés, j'les glisse partout.
Mais maintenant c'est un point d'interrogation. Parce que je sais pas trop.
Je vais changer ça !

PS : elle est chouette la radio "Pop Folk" de Deezer

L'écume des coeurs

"Les mains dans les poches, Clara s'attardait parmi la foule le long des quais du port de plaisance. Yann n'était pas là cette fois-ci pour admirer auprès d'elle le spectacle des vieux gréements en mouillage à Paimpol. [...]
Il y a presque dix ans, elle venait déjà ici avec son grand frère, qui lui tenait la main, la guidait et l'aidait à décrypter les noms écrits sur les flancs des bateaux. [...] L'esprit de Clara déambulait. Elle aimait sentir qu'elle avait grandi. Elle se délectait de cette toute nouvelle sensation d'être libre et presque adulte. Mais quelle drôle d'impression de solitude était apparue par la même occasion... Elle se disait que son frère lui manquait, puis reconnaissait qu'elle était heureuse de savoir que tout fonctionnait pour lui et Marion. Peut-être elle aussi un jour..."

Paul Thugal.
Merci.

jeudi 5 mai 2011

La perfection

Parce que si j'ai préféré le blog au journal intime ce n'est pas pour rien.
J'avais besoin d'écrire ici.
Mais ce n'est pas très vivant n'est-ce pas ?
Alors j'ai pensé, à arrêter de me plaindre, suffoquer comme ça en public. C'est humiliant, à force.
J'ai songé à publier mes fictions, où Emile et Louise grandissent jour après jour. Mais encore une fois, la confiance m'a manqué, j'ai pas pu.
J'pourrais bien parler de ce que j'aime dans la vie, de tout ce qui fait battre mon coeur. De ces films qui me font pleurer rien qu'à la pensée leur titre, de ces personnes si uniques qui sont à l'origine de tous vos moments de bonheur. J'ai pensé partager cette musique qui me fait tenir debout, ces photos qui me rendent dingue, ces parfums qui me font rêver.
Et après ? Ça n'aurait rien changé. Ce blog est inutile, inintéressant, éteint. Sans raison de vivre.

Mais avant de le fermer j'aimerai dire.
Ce qui fait trembler mes mains, ce qui déclenche les fourmis, ce qui provoque les hibernations.
Je ne suis pas en sucre, moins que ce que vous imaginez. J'préfère qu'on m'dise. Ce qu'on pense de moi. Que j'suis une trouillarde et qu'c'est pour ça que je ne connais rien à la vie. Quoique vous n'en savez rien. Y'a pas que l'amour dans la vie. Alors rectifions, je ne connais rien à l'amour non. La faute à qui ? A ces dix-sept dernières années, où elle était seule maître de moi. Elle tient les ficelles, vous comprenez, je suis enchaînée. Elle est à l'origine de tous mes échecs, si bien masqués. Pour avoir confiance, comme vous dites, faut avoir un minimum d'estime de soi. Elle n'en voulait pas. Je ne la méritais pas, j'avais tellement de choses à améliorer. Bah ouais, regarde comme tout est mal fichu ; regarde-toi dans une glace. Y'a du boulot ma vieille, qu'elle me répétait sans arrêt. Cette liste que j'ai faite un jour, n'a jamais revu la lumière, pour une simple et bonne raison : aucun des objectifs fixés ne fut comblé depuis le soir de mes quatorze ans. Ce soir où j'ai pris conscience de tout ce qui me manquait pour être celle que je voulais. Pas une seule petite case cochée. Vous rendez-vous compte ?
Non, non, la perfection n'existe pas. Seulement, elle contrôle ma vie depuis ma naissance. Ce n'est pas scolaire. Pas que. Je voulais de cette vie parfaite, sans larme, sans deuil, sans défaut, sans départ, sans maladie, sans déchirement, sans dispute, sans faux-pas, sans regret. Même ma psy se met à aller mal. J'ai tout foiré. J'ai dix-spet ans et j'ai tout foiré. Vous ne vous en rendez pas compte, mais chacune de vos paroles réveillent en moi un échec. Ne dites pas que c'est le mal du riche, de celui qui va bien. Je ne le sais que trop bien. Mon tricycle rose a été repeint. En blanc.
La solitude n'aide pas. Je rumine, comme on dit.

samedi 16 avril 2011

J'ai si peur de continuer le chemin seule. Le bonheur s'agrippe trop mal aux gens seuls. Et j'implore, oui, j'implore de voir surgir enfin l'amour. Ses lèvres rougies qui viendront bouffer mes lèvres. Je suis affamée, assoiffée de l'amour le plus parfait. Ne pas partir, non, ne pas partir sans avoir connu l'amour parfait.

Et j'attends, oui, j'attends. Que prenne le feu qui dévore le ventre. Il paraît que l'on rit, que l'on danse, que l'on pleure pour rien d'autre que le pur bonheur. Il paraît.

Est-ce toi, est-ce bien toi ? Tes pieds n'ont pas eu peur de fouler les braises jusqu'à moi cette fois. Alors l'état de grâce ressemble donc à ça ? Si le prix à payer est de mourir étouffé de chagrin. On s'en fout, ça vaut le coup, d'oser s'aimer, maintenant peut-être trop fort.
Mais d'y croire jusqu'au bout.

Cali.

vendredi 1 avril 2011

A quoi joues-tu ? Tu es censé être mon bourreau, ton rôle est de me faire souffrir. Depuis quand dois-tu me sourire, rire avec moi, me faire un signe de la main, au loin, en criant "bon week-end". Je me retourne, je suis seule. C'est pas prévu, relis ton scénario. Je ne suis rien pour toi, tu es tout pour moi. C'est comme ça. Point.
Nous ne serons jamais amis, encore moins amant.
Ou alors, c'est un plan diabolique, vicieux. J'aime croire que tu en es capable, juste quelques secondes... Au moins, nous aurions un lien. Mais même pas. Tu utilises seulement les bases de la politesse. Et moi je replonge, toujours plus bas.
Vous comprenez, quand vous lisez, mais c'est tellement insignifiant -puéril- que vous ne relevez plus. Et pourtant c'est la clé. C'est moi. Avec lui, c'est moi. Dans tous ces textes, c'est moi.
H. a raison. Je vais me battre. C'est la seule issue. Alors je vous le dis, je vais foncer dans un mur. Finies les phrases décousues, souvent sans verbe, avec bien trop de répétitions. Finies les sautes d'humeur inexpliquées que moi seule explique. J'aurai dû le faire il y a bien longtemps.

Prenez garde, je remonte à la surface!

jeudi 24 mars 2011

Lettre aux fourmis.

T'étais partie. Putain, pour une fois dans ma vie, je vivais, pour de vrai. Des hauts et des bas, comme tout adolescent. Mais je pouvais enfin rire sans que mon ventre ne pleure.
Je ne te laisserai pas. Bouffer mon corps comme ça, pour rien. Tu veux des médocs ? En voilà. Un paquet même, tellement que j'arrive à peine à les avaler.
J'ai une vie à dévorer, tu m'entends ? Va jouer ailleurs, chez moi ça marche plus. J'suis forte maintenant, plus que tu ne le crois. T'es rien, rien qu'une boule invisible, insignifiante. Y'a tellement pire. Tu sais quoi ? J'suis morte de rire. Essaie de m'approcher, qu'on s'marre un peu. Je ne suis plus cet être tremblant et vulnérable. Je suis enfin quelqu'un. Et quelqu'un a besoin de moi.
Tu ne m'auras plus.
Définition du mot :
crise

Nom féminin singulier
(médecine) aggravation soudaine d'une affection pathologique
changement rapide d'état, en particulier nerveux
accès d'enthousiasme
période difficile traversée par un individu, par un groupe ou par une société dans sonensemble
période de bouleversement économique l'offre et la demande de marchandises, detravailleurs, ne s'équilibrent plus

jeudi 10 mars 2011

Emile et Louise

Ecrire, écrire, écrire. M'attacher à mes propres personnages. Pleurer, rire avec eux. Les voir naître entre mes doigts. Beaucoup glissent, mais quelques-uns restent. Ceux-là ont quelque chose à exploiter. Leur faire vivre des aventures, mes plus grands rêves comme mes pires cauchemars. Leur faire dire ce que je n'ai jamais su prononcer. Ils sont beaux, vaillant, mes personnages. Ils ont du cran et de l'ambition. Pour moi. Ils me font tenir. Parce qu'au fond c'est un peu de moi, qu'il y a dans chacun d'eux.
Y'en a eu des trop fragiles. Des vulnérables, certes intéressants, touchants, mais faits de verre. Impossible alors de les mener bien loin. Ils se blessent, et saignent en permanence. Le lecteur se lasse, la sensibilité a ses limites. Un jour, il y aura le bon. Celui qui ira loin, qui m'arrachera la plume des mains pour écrire son histoire, d'une traite. Il me dépassera et me poussera dans mes plus profonds retranchements. Il m'écrira, un peu, sûrement. Mais pas que. Il n'aura pas peur de la fiction, et encore moins de la vraie vie.
Je l'attends.

mardi 22 février 2011

Où comment remettre en cause six années de sa vie.

Si je t'oublie, je peux faire une croix sur mon inspiration, et un bon bout de moi.
En fait, tu n'es pas venu m'habiter pour me faire souffrir. Je croyais ressentir quelque chose pour toi, et, habituellement, ces sensations sont associées à l'amour. Le mot qui fait peur, qu'on ne doit pas prononcer en présence de témoins. Faut qu'il soit justifié, exposé, vérifié. Faut qu'il procure du bonheur, mais qu'il entraîne un minimum de souffrance, sinon ça marche pas. J'avais tous les symptômes. J'ai pas cherché plus loin.
J'avais rien compris. T'es pas là pour ça. T'es comme Denis pour Isy. T'es comme ma maladie. Inconnu(e) et pour la vie. J'veux plus que tu partes.

vendredi 11 février 2011

Il faut étayer un peu, l'oubli, ça ne se commande pas, ça se travaille. Souvent, on passe par la haine, mais la fin peut être plus joyeuse. Seulement, il ne faut pas s'empêcher de vivre, et travailler sa souffrance pour la transcender d'une manière positive.
Merci.
H.

mardi 8 février 2011

Et ce jour où tu nous appelles, avec cette toute petite voix.
Le médecin a dit que tu n'en avais plus pour longtemps.
Tu te sens condamnée, et tu te dis que c'est la vie, mais tu tenais à nous prévenir...
En fait, il parlait de ton mal de dos, parce que tu venais de tomber, mais c'était bénin, ça allait passer.
Ce jour, où j'ai eu tellement peur.

Aujourd'hui, tu n'en as -vraiment- plus pour longtemps.
Et tu ne nous as rien dit.
J'attends ton appel.

Un verre de Coca.

Les sirènes au loin. Ça doit être pour moi, vu les yeux rougis de la mère, le regard inquiet du père. J'voulais les rassurer, leur dire que ça va. C'est pas nouveau, je suis fragile comme fille. Mais là j'y arrive pas, y'a plus rien qui fonctionne. J'ai chaud, chaud, chaud, je ne sens même pas le carrelage froid. Le vacarme de l'alarme s'intensifie, ils arrivent. Dignes d'une série, ils auscultent, piquent, mesurent, branchent. J'voulais leur dire de partir, de s'en aller de chez moi. Si seulement j'en avais eu la force... Ils ont l'habitude, c'est la routine, alors ils parlent de leurs enfants, rigolent. J'crois même que la jeune elle aime bien l'interne. Allez-vous en.
C'est pas avec un verre de Coca que vous ferez passer ça.

dimanche 6 février 2011


Ah parce qu'en vrai, ma vie a commencé ? Personne n'aurait pu me prévenir ? Juste pour m'éviter de bousiller seize années de mon existence...

mardi 18 janvier 2011

Et j'en tremble encore. Pleure pas. C'est pas vrai. Elle va le retrouver son bras gauche. Et sa jambe gauche aussi. Faut pas s'en faire. C'est une question de jours et elle reparlera. Regarde comme elle sourit, regarde comme elle est belle. Tout est dit.
J'ai dans la tête les sirènes. Celles qui rendent sourds pendant plusieurs minutes. Minutes de silence où la tête menace d'exploser, sous le poids de l'émotion. L'ambulance qui trace, au loin. J'ai peur, je crois. Comme si c'était ma fin à moi, nos meilleurs moments défilent à une vitesse effrayante. Je veux pas de souvenirs. Je veux rire à nouveau avec toi. Nous DEVONS rire ensemble à nouveau. J'ai besoin de toi ici. C'est par ta faute que je suis là, alors me lâche pas, pas là. Pour toi, ce soir je prierai. Tu voulais m'apprendre, j'ai jamais voulu. Nous avons encore tellement de bonheurs à vivre. Tu ne peux pas partir maintenant. Tout n'est pas perdu. Je ne crois peut-être pas en ce Dieu que tu chéris tant, mais je crois en toi. Épates-nous. Prouve-leur, aux blouses blanches, que tout n'est pas programmé. Tout n'est pas blanc ou noir. Je ne veux pas avoir à te pleurer.

dimanche 9 janvier 2011

L'envers du décor.

D'une sensibilité trop fragile.

dimanche 2 janvier 2011

Perdre l'inspiration. Faute de respiration sûrement. T'es parti et je m'ennuie.
Fermer les yeux et se confronter au noir opaque, oppressant.
A me vouloir du bien, vous me faites du mal. Laissez moi plonger, vivre, me planter. Je contrôle pas, j'essaie plus. Ne parlez pas, ne jugez pas, ne pensez même pas. Maintenant c'est moi. Pour moi.
J'en ris, j'en abuse, j'en bois.
J'en souffre.