lundi 30 mai 2011

Do you know what it is to be a lover? To be half of a whole?

J'vous dirai pas. Comme c'est bon. Comme ça n'a rien à voir. J'vous dirai pas.
Un jour, j'vous surprendrai. Vraiment. Et si ce n'est pas avec lui, ça s'ra avec un autre.
Mais j'vous surprendrai.

"Tu dois prendre confiance en toi. C'est bien ce que tu fais. J'les aime bien, moi, tes impros. Change rien."

Mieux que les oreillers mouillés, et les mouchoirs jetés avec rage. Mieux que les quarante-cinq minutes mensuelles dans le confortable -mais usé- fauteuil vert, qui contient plus de secrets que quiconque. Mieux que les pilules bleues et blanches, qui calment les fourmis et autres petits désagréments à raison de trois fois par jour. Mieux que les blousent blanches, qui piquent encore. Mieux que les résultats prêts à partir de 17h30. Mieux que les articles bidons (haha) postés comme un cri de détresse (re-haha) sur un blog abandonné.
Toi.
T'existes pas, je sais. Mais y'en a un qui te ressemble pas mal. Alors j'ai décidé de faire sa connaissance. Pour voir. S'il n'aurait pas ce que tu n'as jamais su m'offrir.

"C'pas juste. Y'en a qui sont vraiment bons dans tout ce qu'ils entreprennent."

"Maintenant, vous parlez avec les yeux s'il-vous-plaît. Ou mieux. Avec votre musique."

vendredi 6 mai 2011

àpartçatoutvabien?

Le point d'exclamation, dans l'titre, il veut tout dire !
J'sais plus exactement à quelle occasion j'ai créé ce blog. Mais ça devait aller.
Parce que ces mots-tout-collés, j'les glisse partout.
Mais maintenant c'est un point d'interrogation. Parce que je sais pas trop.
Je vais changer ça !

PS : elle est chouette la radio "Pop Folk" de Deezer

L'écume des coeurs

"Les mains dans les poches, Clara s'attardait parmi la foule le long des quais du port de plaisance. Yann n'était pas là cette fois-ci pour admirer auprès d'elle le spectacle des vieux gréements en mouillage à Paimpol. [...]
Il y a presque dix ans, elle venait déjà ici avec son grand frère, qui lui tenait la main, la guidait et l'aidait à décrypter les noms écrits sur les flancs des bateaux. [...] L'esprit de Clara déambulait. Elle aimait sentir qu'elle avait grandi. Elle se délectait de cette toute nouvelle sensation d'être libre et presque adulte. Mais quelle drôle d'impression de solitude était apparue par la même occasion... Elle se disait que son frère lui manquait, puis reconnaissait qu'elle était heureuse de savoir que tout fonctionnait pour lui et Marion. Peut-être elle aussi un jour..."

Paul Thugal.
Merci.

jeudi 5 mai 2011

La perfection

Parce que si j'ai préféré le blog au journal intime ce n'est pas pour rien.
J'avais besoin d'écrire ici.
Mais ce n'est pas très vivant n'est-ce pas ?
Alors j'ai pensé, à arrêter de me plaindre, suffoquer comme ça en public. C'est humiliant, à force.
J'ai songé à publier mes fictions, où Emile et Louise grandissent jour après jour. Mais encore une fois, la confiance m'a manqué, j'ai pas pu.
J'pourrais bien parler de ce que j'aime dans la vie, de tout ce qui fait battre mon coeur. De ces films qui me font pleurer rien qu'à la pensée leur titre, de ces personnes si uniques qui sont à l'origine de tous vos moments de bonheur. J'ai pensé partager cette musique qui me fait tenir debout, ces photos qui me rendent dingue, ces parfums qui me font rêver.
Et après ? Ça n'aurait rien changé. Ce blog est inutile, inintéressant, éteint. Sans raison de vivre.

Mais avant de le fermer j'aimerai dire.
Ce qui fait trembler mes mains, ce qui déclenche les fourmis, ce qui provoque les hibernations.
Je ne suis pas en sucre, moins que ce que vous imaginez. J'préfère qu'on m'dise. Ce qu'on pense de moi. Que j'suis une trouillarde et qu'c'est pour ça que je ne connais rien à la vie. Quoique vous n'en savez rien. Y'a pas que l'amour dans la vie. Alors rectifions, je ne connais rien à l'amour non. La faute à qui ? A ces dix-sept dernières années, où elle était seule maître de moi. Elle tient les ficelles, vous comprenez, je suis enchaînée. Elle est à l'origine de tous mes échecs, si bien masqués. Pour avoir confiance, comme vous dites, faut avoir un minimum d'estime de soi. Elle n'en voulait pas. Je ne la méritais pas, j'avais tellement de choses à améliorer. Bah ouais, regarde comme tout est mal fichu ; regarde-toi dans une glace. Y'a du boulot ma vieille, qu'elle me répétait sans arrêt. Cette liste que j'ai faite un jour, n'a jamais revu la lumière, pour une simple et bonne raison : aucun des objectifs fixés ne fut comblé depuis le soir de mes quatorze ans. Ce soir où j'ai pris conscience de tout ce qui me manquait pour être celle que je voulais. Pas une seule petite case cochée. Vous rendez-vous compte ?
Non, non, la perfection n'existe pas. Seulement, elle contrôle ma vie depuis ma naissance. Ce n'est pas scolaire. Pas que. Je voulais de cette vie parfaite, sans larme, sans deuil, sans défaut, sans départ, sans maladie, sans déchirement, sans dispute, sans faux-pas, sans regret. Même ma psy se met à aller mal. J'ai tout foiré. J'ai dix-spet ans et j'ai tout foiré. Vous ne vous en rendez pas compte, mais chacune de vos paroles réveillent en moi un échec. Ne dites pas que c'est le mal du riche, de celui qui va bien. Je ne le sais que trop bien. Mon tricycle rose a été repeint. En blanc.
La solitude n'aide pas. Je rumine, comme on dit.