vendredi 29 octobre 2010

Tu savais pourtant ce qui t'attendait en me quittant. Moi pas. J'ai tout fait pour que rien ne change, pour que la vie s'arrête pendant ton absence. Jusqu'à enlever ma montre. Mais, ce n'est pas humain, d'être enfermée dans une statue, de s'empêcher d'avancer. Alors j'ai recherché une montre, partout, en vain. Pris dans l'engrenage, les battements de mon coeur ralentissent. Je chuchote. J'ai perdu quelques années de ma vie. Déjà si courte. Jamais je n'aurai le temps.
Aimer - Partir
Je marche les yeux fermés. Corps vacillant, les mains s'accrochent, les pieds tatonnent. Pour la première fois, j'aperçois un futur. Sans vous. Ou avec. Mais pas que.

vendredi 22 octobre 2010

C'était la goutte d'eau.
Un poil de trop.
Pardonnez-moi.
Sentir que ça va déborder.
Goûter à une certaine satifsaction, après avoir osé.
BAM
La porte qui claque.
Courir, tenter d'attraper la Liberté.
Elle ne doit pas être bien loin.
Essouflée, je ralentis. Un sourire masque les yeux rouges, abîmés, fatigués.
Je fais face à la route. Je suis maître de mon destin, de ma vie.
Ennivrante idée.
Que c'est bon. Je ne rentrerai pas.
Les heures passent. Je n'ai rien sur le dos. Pas de quoi affronter l'hiver qui s'annonce. Mon souffle au creux des mains ne suffit pas à raviver leur couleur.
Ils ne me connaissent pas, et ne savent pas où me chercher. Je les comprends. Je leur en veux.
L'ombre d'une famille se dessine au loin. Mon courage s'effondre. Mon corps s'effondre.
Où suis-je ? Que m'arrive-t-il ? Il faut que je rentre.
La soupe était froide.
Ne plus oublier mon manteau.

samedi 16 octobre 2010




Se regarder dans un miroir sans sentir un poing qui se retient de briser le reflet.


Une once d'estime de soi. Jamais connue. Un jour. J'y crois.


Respirer profondément. Prendre le plus d'oxygène possible et se remettre dans la route, dans la vie. Se cacher, cacher la honte, cacher les sentiments.


S'enfuir sous une couette, dans une forêt. Et regarder le monde qui entoure, qui calme les angoisses, qui fait oublier, pendant quelques secondes, le vacarme qui gronde en moi.




Apartçatoutvabien.

vendredi 15 octobre 2010

Je passe ma vie à vous attendre.
En vain.
Je n'en peux plus. Ce soir, je décide une fois encore de vivre pour moi, rien que pour moi.
En vain.
Un jour, je vous surprendrai. Et tous ceux qui m'ont connue jusqu'alors présente, conciliante, colérique, jalouse, lunatique, de confiance seront surpris.
Un jour, je vivrai. Pour de vrai.
Un jour de plus. Un jour de moins.
A voir.

dimanche 10 octobre 2010


Tu dois aimer me voir souffrir. Je ne comprends pas, je ne vois pas pourquoi... Oui, tu veux seulement me faire du mal. La plus profonde des ignorances, pendant de si longs mois. Tu crois vraiment que je ne comprends pas ? Et te voilà, aussi distant que froid. I AM NOT A TOY !

Mon coeur est assez fissuré, il n'a pas demandé à s'éclater par terre. Je rage ce soir, et je me promets une fois encore que je ne revivrai jamais ça. Pas convaincue.

Je sais, que plus rien ne va pour toi, là-bas. Je sais aussi que tu ne sais pas combien je tiens à toi, combien j'ai mal pour toi. Laisse-moi seulement être là, à tes côtés. Tu as besoin de moi, tu t'en rendras compte, un jour, c'est sûr.

On n'avait pas prévu de se revoir aussi tard.

T'étais beau quand tu souriais. T'étais beau tout le temps. T'étais beau quand tu rougissais. T'étais beau en toutes circonstances. T'étais beau quand tu te trompais. T'étais beau quand tu t'entêtais. T'étais beau quand tu t'énervais. T'étais beau sans te mentir. T'étais beau quand tu buvais. T'étais beau quand tu marchais pas droit. T'étais beau quand tu dormais. T'étais beau mal réveillé.
Comme on était foutu, comme on était perdu.

jeudi 7 octobre 2010


Mes jambes me trahissent. Elles sont chargées de porter le lourd poids de mon existence et se rebellent, me confrontant à mon intime parcours. Elles ont leurs raisons. Elles savent. Quand ça ne passera pas. Quand ça vacillera. Chut.

Mes rêves me trahissent. Quand l'inconscient a carte blanche, tout refait surface. Du pire au meilleur. Du vrai au faux. Presque faux. Pas si faux.

Les codes me protègent. Le sourire et les yeux aussi. Quoique.