C'était la goutte d'eau.
Un poil de trop.
Pardonnez-moi.
Sentir que ça va déborder.
Goûter à une certaine satifsaction, après avoir osé.
BAM
La porte qui claque.
Courir, tenter d'attraper la Liberté.
Elle ne doit pas être bien loin.
Essouflée, je ralentis. Un sourire masque les yeux rouges, abîmés, fatigués.
Je fais face à la route. Je suis maître de mon destin, de ma vie.
Ennivrante idée.
Que c'est bon. Je ne rentrerai pas.
Les heures passent. Je n'ai rien sur le dos. Pas de quoi affronter l'hiver qui s'annonce. Mon souffle au creux des mains ne suffit pas à raviver leur couleur.
Ils ne me connaissent pas, et ne savent pas où me chercher. Je les comprends. Je leur en veux.
L'ombre d'une famille se dessine au loin. Mon courage s'effondre. Mon corps s'effondre.
Où suis-je ? Que m'arrive-t-il ? Il faut que je rentre.
La soupe était froide.
Ne plus oublier mon manteau.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire